Ne nous étant pas mariés, nous n’avons jamais eu l’occasion de clamer à la face de tous à quel point nous nous aimions si ce n’est - et cela vaut tous les passages en mairie à nos yeux - en mettant au monde notre petite fée.
Pour éblouissante que soit cette preuve d’amour, l’arrivée d’un bébé n’en est pas moins une sacrée bourrasque pour ne pas dire une putain de tempête (ce qui serait grossier et n’est vraiment pas le genre de la maison). Il est alors facile d’oublier que le boulet qui ne change jamais assez vite les couches, qui se réveille forcément avec un temps de retard et qui s’acharne à ranger le lait en poudre dans le placard le moins pratique, est en fait le plus aimant et le plus attendrissant des apprentis papas et surtout l’homme qui m’a donné l’envie d’être mère.
Je profite donc de cet espace de parole pour le remercier de sa patience et pour faire une déclaration à mon homme.
Guillaume, tu as d’abord été mon ami et puis à force de ressembler au fils improbable de George Clooney et Alain Chabat, de me parler de tout et de rien, de m’écouter et de me comprendre, d’être authentique et sincère, tu as petit à petit réussi à faire fondre ma calotte glacière (et ma culotte en polaire).
Ceux qui connaissent Guillaume savent bien quelles qualités font de lui un ami fidèle, un fils aimant, un citoyen responsable, un mec bien quoi ! Ils se doutent donc (surtout mes copines) quel compagnon de haut vol j’ai la chance d’avoir à mes côtés.
Mais il n’y a encore que moi pour l’instant qui sais quel Papa extraordinaire il est en train de devenir. Et c’est beau, croyez moi, d’assister à la naissance d’un père ! Quoi que nous réserve l’avenir je n’oublierai jamais, mon amour, les larmes que tu as versées en posant les yeux sur notre fille pour la première fois et, plus tard, en la prenant dans tes bras, en la regardant dormir et en t’enfonçant des boules Quiès dans les oreilles…mais ça il ne faut pas le dire, ça casse le romantisme échevelé du texte.
Je n’oublierai jamais ta patience attentive quand tu la berces pour la calmer, ton infinie douceur quand tu lui prodigues des soins, ton incommensurable tendresse quand, dans un dialogue silencieux et bouleversant, vous vous contemplez l’un l’autre.
Alors merci à toi mon ange, merci de m’avoir donné envie de mélanger mon exceptionnel capital génétique au tien, nettement plus discutable…(oh ça va, si on peut plus déconner !!!), merci de m’avoir offert ce magnifique cadeau et de m’avoir embarquée sur la route d’Anaïs.
Bon la prochaine fois je ferai un article sur tes défauts, parce que c’est pas pour dire, mais la poubelle elle se vide pas plus toute seule que la litière du chat, feignasse va !!!

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