"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.

Publié le par Catherine

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! Cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.

Ce n'est pas de moi (comme c'est étonnant lol ) et ça ne parle pas de Nicolas Sarkozy.  C'est de Victor Hugo et c'est extrait de Napoléon le Petit.

En ce jour de grève des enseignants, il m'a semblé particulièrement savoureux de squatter le blog de ma fille pour m'offrir le double plaisir d'un texte merveilleusement bien écrit et d'un bras d'honneur pied de nez adressé à celui qui prépare une belle scolarité à double vitesse pour les enfants de la génération d'Anaïs !

Sans commentaires...

Publié dans La tribune libre

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