Alors c'est ça les vacances...(3)

Publié le par Anaïs

Ca y est ! Le soleil est de retour ! Enfin, nous allons pouvoir mettre un peu le nez dehors et tout le monde est de très bonne humeur. Ce n’est pas encore la grosse chaleur, mais nous profitons pour aller au marcher du Veyrier (à quelques kilomètres de notre maison). D’après papa et maman, c’est un marcher énorme. Effectivement, il y a au moins 4 tentes, avec un fromager, un boucher, un épicier et un vendeur de Ponchos !! Vu que la température n’atteint pas encore les normales saisonnières, maman a bien failli m’acheter un poncho.

Ensuite, c’est l’heure de l’apéro… encore un nouveau concept pour moi…les adultes se regroupe autour d’une table, à l’extérieur de préférence, et ils mettent plein de trucs qui sentent super bon ; charcuterie, petites chips, cacahouètes, fromage etc. et ils ouvrent un drôle de bib, duquel sort un liquide tout rose. Et tout le monde fait « Ahhhhh » quand papa fait « pop ! » avec le drôle de bib. Donc, l’heure de l’apéro arrivant, nous allons nous installer sur une jolie terrasse au bord du lac, et là, je fais connaissance avec des collègues… des bébés canards et leur petite famille.Annecy-13.jpgAnnecy-14.jpgAprès le déjeuner, le rendez-vous est pris pour aller faire du cheval. C’est le rêve de maman depuis très longtemps, et elle s’est inscrite à une leçon. Qu’est ce qu’elle est belle ma maman sur son fier étalon qui s’appelle Cristal. Et c’est pour moi l’occasion de faire une nouvelle rencontre… avec les chevaux.Annecy-16.jpgDe son coté, Dayane s’offre une petite balade en poney… qu’il est beau mon nouvel amoureux sur son petit poney.Annecy-15.jpgUne petite heure passée, et malgré les fesses de maman, qui font apparemment mal, nous allons à Annecy, pour une petite balade et se payer une petite glace dans la vieille ville. Annecy-17.jpgPapa m’explique qu’après les 2 jours de pluie continues, le lac s’est bien rempli d’eau, et du coup, les canaux d’Annecy grondent, c'est très joli. Papa m'explique aussi qu'Annecy est surnommée « la petite Venise » et que Venise est une très jolie ville en Italie où il a emmené maman pour ses trente ans. Je lui fais un beau sourire pour lui faire comprendre que je l’aime très fort mon papa !

Bon, c’est pas l’tout, mais j’ai entendu parler d’une glace, et je suis impatiente d’y goûter… Et là, c’est maman qui m’explique que je suis trop petite pour la glace, et que je peux avoir un bib en attendant…
Annecy-18.jpgDommage, parce que c’est joli et ça donne envie toutes ces couleurs !! Annecy-19-copie-1.jpgUne bien belle journée se termine, et il faut vite rentrer à la maison, car sinon, on va rater l'apéro...Annecy-20.jpget comme la température augmente, c'est l'occasion d'essayer une nouvelle tenue. Demain, la météo est bonne, et je vais enfin faire la connaissance de mes arrières grands parents que je n'ai pas encore pu voir depuis ma naissance et qui ont une maison sur le lac du Bourget.

 

 

Publié dans Anaïs

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Cécilia S. de Paris 02/09/2007 11:03

Super! Ils ont l'air top les amis de tes parents! Par contre, l'article concernant le marché de Veyrier a sûrement été écrit par ton papa car il y a quelques fautes.... de frappe??? Vivement que tu commences l'école, papa pourra réviser avec toi.

Mamiko 30/08/2007 15:25

Sûr que moi, je vais juste aller me rhabiller, avec mes conneries équestres ... Pisque c'est ça, j'chval' dire à ma mère !

Véro35J :0091: 19/08/2007 18:14

Les photos sont magnifiques!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Ca donne vraiment envie!!!!!

daniel 19/08/2007 13:44

Bon, finalement je ne résiste pas pour Temanu et Anais: Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ? Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir ! Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes, Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés, Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes Sur ses pieds adorés. Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ; On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux, Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots harmonieux. Tout à coup des accents inconnus à la terre Du rivage charmé frappèrent les échos ; Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère Laissa tomber ces mots : " Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours : Laissez-nous savourer les rapides délices Des plus beaux de nos jours ! " Assez de malheureux ici-bas vous implorent, Coulez, coulez pour eux ; Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ; Oubliez les heureux. " Mais je demande en vain quelques moments encore, Le temps m'échappe et fuit ; Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore Va dissiper la nuit. " Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive, Hâtons-nous, jouissons ! L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ; Il coule, et nous passons ! " Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse, Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, S'envolent loin de nous de la même vitesse Que les jours de malheur ? Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ? Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus ! Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface, Ne nous les rendra plus ! Éternité, néant, passé, sombres abîmes, Que faites-vous des jours que vous engloutissez ? Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes Que vous nous ravissez ? Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir, Gardez de cette nuit, gardez, belle nature, Au moins le souvenir ! Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages, Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux, Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages Qui pendent sur tes eaux. Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe, Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés, Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface De ses molles clartés. Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire, Que les parfums légers de ton air embaumé, Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire, Tout dise : Ils ont aimé

Guigui 19/08/2007 15:07

Alors là, je n'ai qu'un mot à vous dire : BRAVO !! enfin le niveau culturel de ce blog est à son comble. Merci à Temanu pour nous avoir rappeler l'origine "du lac" de Lamartine, et bravo à Daniel (qui est quand même mon papa !) pour les souvenirs et les références. Mais il ne faut pas non plus oublier que Balzac, dans "la peau de chagrin" nous fait aussi sa description du Lac :« Le lac du Bourget est une vaste coupe de montagnes tout ébréchée où brille, à sept ou huit cents pieds au−dessus de la Méditerranée, une goutte d'eau bleue comme ne l'est aucune eau dans le monde. Vu du haut de la Dent−du−Chat, ce lac est là comme une turquoise égarée. Cette jolie goutte d'eau a neuf lieues de contour, et dans certains endroits près de cinq cents pieds de profondeur. Etre là dans une barque au milieu de cette nappe par un beau ciel, n'entendre que le bruit des rames, ne voir à l'horizon que des montagnes nuageuses, admirer les neiges étincelantes de la Maurienne française, passer tour à tour des blocs de granit vêtus de velours par des fougères ou par des arbustes nains, à de riantes collines ; d'un côté le désert de l'autre une riche nature ; un pauvre assistant au dîner d'un riche ; ces harmonies et ces discordances composent un spectacle où tout est grand, où tout est petit. L'aspect des montagnes change les conditions de l'optique et de la perspective : un sapin de cent pieds vous semble un roseau, de larges vallées vous apparaissent étroites autant que des sentiers. Ce lac est le seul où l'on puisse faire une confidence de cœur à cœur. On y pense et on y aime. En aucun endroit vous ne rencontreriez une plus belle entente entre l'eau, le ciel, les montagnes et la terre. Il s'y trouve des baumes pour toutes les crises de la vie. Ce lieu garde le secret des douleurs, il les console les amoindrit, et jette dans l'amour je ne sais quoi de grave, de recueilli, qui rend la passion plus profonde, plus pure. Un baiser s'y agrandit. Mais c'est surtout le lac des souvenirs ; il les favorise en leur donnant la teinte de ses ondes, miroir où tout vient se réfléchir. Raphaël ne supportait son fardeau qu'au milieu de ce beau paysage, il y pouvait rester indolent, songeur, et sans désirs. Après la visite du docteur, il alla se promener et se fit débarquer à la pointe déserte d'une jolie colline sur laquelle est situé le village de Saint−Innocent. De cette espèce de promontoire, la vue embrasse les monts de Bugey, au pied desquels coule le Rhône, et le fond du lac ; mais de là Raphaël aimait à contempler, sur la rive opposée, l'abbaye mélancolique de Haute−Combe, sépulture des rois de Sardaigne prosternés devant les montagnes comme des pèlerins arrivés au terme de leur voyage. »

daniel 19/08/2007 13:40

Bravo Temanu; enfin quelqu'un qui a de la culture. En face de la maison des arrières grands parents d'anais, près de Chatillon,il y a une maison qui s'appelle la villa Lamartine, avec une statue du poete.C'est pas le marché de Veyrier qui est énorme c'est celui d'Annecy, bandes de nul.Bravo pour les photos.Un amoureux du lac du bourget et de Lamartine.